Qu’est-ce qu’une relique ?

Traditionnellement, une relique, sharira en sanskrit ou ringsel en tibétain, sont de petites perles trouvées dans les cendres d’un être éveillé après sa crémation. Il peut également s’agir de fragments d’os, ou des parties du corps retrouvées intactes. En dehors des reliques corporelles, les objets et habits ayant appartenu à un être noble sont également considérés comme des reliques.

Un peu d’histoire : les Reliques du Bouddha

Parce qu‘ultimement, vous n’êtes pas sujet à la destruction,
Et afin que les êtres sensibles des temps futurs accumulent du mérite,
Vous avez manifesté de nombreuses reliques,
Et permis que vos restes sacrés soient divisés en huit.
À vous, je rends hommage.
Hommage et Louanges aux Douze grands actes du Bouddha

 

Le Bouddha mourut à Kushinagar, en Inde. Lorsqu’il entra en parinirvana – le décès d’un être éveillé – son corps fut incinéré. Après la crémation, ses reliques furent divisées en huit parts, distribuées aux représentants des différents royaumes indiens de l’époque, qui les placèrent dans des stoupas reliquaires.
En Inde, à la fin du XIXe siècle, l’écroulement d’un stoupa appartenant au clan des Shakya – la famille du Bouddha – permet la découverte de reliques du Bouddha historique, préservées depuis plus de deux millénaires. À cette époque, l’Inde et la quasi-totalité de l’Asie sont colonisées. Les précieuses reliques sont donc confiées à la Thaïlande, seul pays bouddhiste épargné par la colonisation, et installées au Temple de la Montagne d’Or à Bangkok. En l’an bouddhique 2442 – 1898 selon le calendrier occidental – une prédiction révèle que les reliques quitteraient le sol thaïlandais pour l’Occident 111 ans plus tard.

 

L’arrivée des Reliques du Bouddha à la Grande Pagode du Bois de Vincennes à Paris
En 2009, soit 111 ans plus tard, les Patriarches thaïlandais, approuvés par la communauté bouddhiste asiatique, décident d’offrir les reliques au monde occidental et de les confier à un pays européen, nouvelle terre d’asile. Leur choix se porte sur la France, pays des droits de l’Homme, et plus précisément sur la ville de Paris, symbole du dynamisme du bouddhisme européen. Les reliques sont officiellement confiées à l’Union Bouddhiste de France, qui en assure la réception et la conservation.

 

Deux émissions de Sagesses bouddhistes sont consacrées au sujet des reliques. Quelle est l’histoire de ces reliques ? Quelle forme peuvent-elle prendre ? Elles relatent également l’arrivée des reliques à la Grande Pagode de Vincennes en 2009
→ Voir la vidéo en ligne 1ère Partie 
→ Voir la vidéo en ligne 2ème partie 

Les bienfaits des reliques

Alors, chers amis du Dharma, profitez de cette chance unique pour recevoir l’influence spirituelle du Bouddha Shakyamuni, en formulant des prières d’aspiration comme il l’a fait lui-même, de la même manière. Ses aspirations sont parfaitement condensées dans la Prière de souhaits de Samantabhadra, également connue sous le nom de la Reine des prières. Que vous vous trouviez près de ces reliques ou non, récitez ce texte pour accumuler mérite et sagesse. Ce faisant, vous établirez un précieux lien entre les aspirations éveillées du Bouddha et les vôtres.
Thayé Dorjé, Sa sainteté le XVIIème Gyalwa Karmapa

Les Reliques du Bouddha Shakyamuni, mémoire tangible de sa manifestation en notre monde, nous relient à son influence spirituelle. Méditer, réciter des prières de souhaits, se prosterner devant elles ou encore les circumambuler nous connecte aux aspirations atemporelles du Bouddha. Les bienfaits d’être en présence des reliques sont nombreux ; tant au niveau relatif de notre existence comme bénéficier de conditions favorables, comme au niveau plus ultime, en soutenant notre chemin vers la libération de la souffrance.