Rétrospective des 50 ans du centre

(see English below)

Chers amis,

Nous voici arrivés à la fin de l’été, et nous souhaitions vous proposer une rétrospective de l’événement majeur de cette saison : les célébrations des cinquante ans de Karma Migyur Ling.

Du 1er au 5 août : enseignement de Lama Sangpo
Comme vous le savez déjà, Lodreu Rabsel Rinpoché n’a pu venir en France, faute d’avoir obtenu son visa à temps ; nous vous avions expliqué les circonstances dans un précédent courrier. C’est donc Lama Sangpo qui a donné l’enseignement sur la pratique des souhaits, et en particulier sur la Prière de Conduite excellente.

Cet enseignement s’est déroulé dans le temple de Nyoung Né, aménagé pour recevoir les 150 personnes présentes, heureuses de pouvoir en profiter dans un temple rafraîchi par son système de climatisation. Comme à son habitude, Lama Sangpo s’est montré très à l’aise avec ce texte, précis et pédagogue, expliquant avec soin l’importance de la récitation de ces prières de souhaits.

Enseignement par Lama Sangpo dans le temple de Nyoung Né

Pendant cet enseignement, un chapiteau était en cours d’installation sur le terrain derrière le grand temple, pour accueillir les célébrations des cinquante ans qui se sont tenues du 6 au 9 août, en présence des reliques du Bouddha.

Le 5 août : l’arrivée des reliques

Les reliques sont arrivées dans l’après-midi, accueillies solennellement comme il est d’usage pour un grand maître : la procession était guidée par Lama Sangpo, suivi des gyalings (les hautbois tibétains) joués par Lama Tsultrim et Lama Teundroup, puis les reliques elles-mêmes, portées par Tsultrim Rinpoché, un ami de Lama Sangpo vivant en Suède. Une escorte tenant l’ombrelle et les oriflammes traditionnelles de ce type de procession accompagnait le cortège, au milieu d’une haie d’honneur formée par un  grand nombre de personnes, chacune tenant une kata en l’honneur de la présence du Bouddha.

Le cortège et la haie d’honneur attendent l’arrivée des reliques

La procession avec les reliques jusqu’au temple

Arrivées dans le temple, les reliques ont été disposées à côté du siège du Karmapa ; chacun est venu offrir une kata, tandis que les lamas récitaient des hommages et des prières de souhaits. Cette cérémonie d’accueil s’est conclue par la pratique de Tchenrézi, suivie par de très nombreuses personnes, en présence des précieuses reliques.

Durant les quatre jours suivants, les reliques ont été gardées la nuit en lieu sûr, puis amenées chaque matin au son des gyalings pour être déposées sur le mandala richement décoré, disposé sur un côté du chapiteau. Elles y restaient toute la journée, jusqu’à la fin des pratiques vers 20 heures, avant d’être remises en lieu sûr pour la nuit. Un service de sécurité veillait en permanence à leur protection.

Arrivée des reliques au chapiteau le matin

Le reliquaire au milieu des offrandes de l’autel 

Les reliques du Bouddha au centre avec celle du 5° Shamar Rinpoché à gauche

Présence d’une relique du cinquième Shamarpa

Aux côtés des reliques du Bouddha, une seconde relique, également très précieuse, fut présente au centre durant ces journées : une dent du 5e Shamarpa, Könchok Yénlak (1526-1583).

Les Shamarpa forment, avec les Karmapa, l’une des deux grandes lignées de maîtres réincarnés de l’école Kagyu. Könchok Yénlak, cinquième d’entre eux, fut un grand érudit et un maître de méditation accompli, détenteur de la lignée du Rosaire d’or du Mahamoudra. Son contemporain, le huitième Karmapa, affirma que les Shamarpa et les Karmapa procèdent d’un même continuum de conscience, un lien spirituel unique au sein de la lignée Kagyu.

Cette relique fut conservée depuis le 16e siècle au monastère de Yangpachen, siège historique des Shamarpa au Tibet, avant d’être transmise au 14e Shamarpa, Mipham Chökyi Lodrö (1952-2014), qui la garda toute sa vie. Depuis son décès, elle est confiée temporairement à son fidèle serviteur, Lama Jampa, aujourd’hui installé en Californie. Ami proche de Lama Sangpo qui viennent tous deux du monastère de Yangpachen, Lama Jampa a proposé, en apprenant que Karma Migyur Ling s’apprêtait à célébrer son cinquantième anniversaire, de prêter cette relique précieuse comme support de bénédiction pour l’occasion.

Relique du 5ème Shamarpa Könchok Yénlak

Les célébrations du 6 au 9 août

Les célébrations ont débuté le matin du 6 août par une allocution de Lama Sangpo, dans laquelle il a rappelé tout ce que Lama Teunsang avait établi dans le domaine de la pratique spirituelle, et ce qu’il reste à chacun d’accomplir. 

Discours de Lama Sangpo pour les 50 ans de KML

Puis, au nom de Karma Migyur Ling, Jean-Marc a prononcé un long discours retraçant l’histoire du centre et tout ce qui s’y est construit au fil de ces cinquante années. 

L’après-midi, nous avons eu le grand plaisir d’entendre le discours émouvant du Gyalwa Karmapa Trinlé Thayé Dordjé. Ne pouvant être présent, Sa Sainteté avait enregistré une vidéo pour l’occasion, que nous avons diffusée sous le chapiteau. Vous le trouverez dans son intégralité (voir ci-dessous). Le Karmapa s’exprime en anglais avec des sous-titres en français et une transcription française de ce discours est également disponible.

Vous trouverez toutes les vidéos de ces différents discours, traduit en français, ainsi que leur transcription en suivant ce lien

Tsultrim Rinpoché fera également une courte allocution pour expliquer les liens entre son centre de Suède et Karma Migyur Ling, des liens établis entre Lama Teunsang et Lama Ngawang, le fondateur du centre suédois. Tsultrim Rinpoché est un ami de Lama Sangpo ; tous deux sont originaires du monastère de Yangpachen, au Tibet. »

En dehors de ces discours, la Prière de souhaits de Conduite excellente a été récitée en présence des reliques, en alternance en français et en tibétain, avec les lamas du centre, durant ce jour et les trois suivants. Chacun était libre de se lever et de circumambuler autour des reliques disposées sur l’autel, ce que beaucoup ont fait. Plus de quatre cents personnes ont participé à ces sessions de pratique.

Pratique avec les lamas de Montchardon et Tsultrim Rinpoché

Vue d’ensemble du chapiteau pendant la pratique

Chaque soir, après la pratique de Tchenrézi et avant de ramener les reliques en lieu sûr, celles-ci étaient amenées en alternance dans les différents temples du centre, celui de Nyoung Né, de Tara et de Mahakala, ou faisaient l’objet de circumambulations autour des huit stupas et autour du centre.

Procession avec les reliques autour du centre

Tsultrim Rinpoché portant les reliques

Une affluence exceptionnelle

Entre 400 et 500 personnes bouddhistes ou sympathisantes sont venues participer aux accumulations de prières de souhaits et se recueillir en présence des reliques. Les sessions de pratique ont été diffusées par streaming et largement suivies par de nombreuses personnes qui n’ont pu venir au centre pour la circonstance.

À ces pratiquants se sont ajoutés environ 500 visiteurs, venus le vendredi 7, le samedi 8 et le dimanche 9 août, pour l’essentiel de la région, informés de l’événement par la presse locale. Outre la possibilité de se recueillir en présence des reliques sous le chapiteau, ils ont pu découvrir le centre et ses activités : projections de films en continu, exposition de photos retraçant les cinquante ans d’histoire du centre, visites guidées du grand temple et ateliers d’initiation à la méditation animés par les drouplas de Montchardon tout au long de l’après-midi, qui ont rencontré un franc succès.

Visites du temple organisées pour accueillir les visiteurs

Nous avons eu l’honneur de recevoir Gendun Rinchen, venu avec une vingtaine de monastiques, ainsi que des résidents de Kundreul Ling. Nous avons également accueilli le Vénérable Nyanadharo, du monastère de Tournon, qui occupe une place tout à fait particulière à Montchardon : il fut l’un des premiers moines résidents du centre, en 1976, où il vécut un peu plus d’un an aux côtés de Lama Teunsang, qui venait alors d’arriver. Le Vénérable est resté depuis très proche de Karma Migyur Ling. Plusieurs sanghas des pagodes vietnamiennes de Sainte-Foy-lès-Lyon et de Grenoble nous ont également rendu visite.

Gendun Rinchen avec les monastiques de Kundreul Ling

Vénérable Nyanadharo

Ces journées se sont déroulées merveilleusement bien ; l’atmosphère était celle que l’on ressent lors des visites des grands lamas, ce qui n’a rien d’étonnant : nous étions en présence du Bouddha.

Toute cette organisation n’aurait pu se faire sans l’aide dévouée d’une soixantaine de bénévoles qui ont littéralement porté l’événement, ainsi que de tous les participants qui ont apporté leur aide quotidienne à l’effort collectif. Nous les en remercions très chaleureusement.

Les bénévoles et résidents avec les responsables de la sécurité, Xavier et Jean-Luc devant les reliques

Remerciements

Nous souhaitons avant tout remercier l’UBF d’avoir accepté de mettre à disposition les reliques du Bouddha dont elle est dépositaire.

Un remerciement tout particulier va aux personnes de la sécurité, dont le dévouement pour la protection de ces reliques a été remarquable ; certaines d’entre elles ont même pris des congés pour pouvoir en assurer la garde. Ce remerciement s’adresse aux personnes associées à cette mission par l’UBF, mais aussi au Kasung, ces six personnes qui assurent habituellement la sécurité du Karmapa et qui ont accepté, avec une grande gentillesse, de soutenir la sécurité du lieu durant cet événement.

Enfin, notre reconnaissance va à tous les donateurs qui ont contribué financièrement à couvrir les frais engendrés par cet événement. Le budget annoncé a été entièrement couvert, avec même un excédent dont le centre saura faire bon usage.

Un phénomène a marqué cette présence des reliques de façon toute particulière, et mérite qu’on s’y attarde : celui de leur multiplication. Voici ce que nous en savons.

À propos de la multiplication des reliques

Il reste à expliquer un point qui peut être déconcertant pour un lecteur occidental : la capacité des reliques à se multiplier. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce phénomène est bien documenté dans le monde des reliques de maîtres bouddhistes éminents, et c’est précisément ce qui s’est passé avec les reliques du Bouddha.

Rappelons qu’en 2009, les patriarches thaïlandais ont décidé d’offrir 5 reliques à l’Union Bouddhiste de France ou l’UBF. (Pour plus d’infos sur l’histoire des reliques, voir ce lien

Parmi ces reliques, l’une, plus allongée et émaillée, est vraisemblablement un fragment de dent ; trois autres, de taille moyenne, sont probablement des fragments d’os ; la dernière est ce qu’on appelle une rinsel, une petite perle nacrée, translucide et blanche.

Qu’est-ce qu’une rinsel

Il s’agit de petits objets sphériques, souvent blancs, parfois de couleurs variées, qui apparaissent dans les cendres des grands maîtres après leur crémation, ou qui se manifestent sur des objets sacrés comme des statues du Bouddha ou des stupas. L’origine de ce phénomène remonte à la crémation du Bouddha lui-même. Ce qui distingue la rinsel d’une simple relique physique, c’est précisément cette capacité qu’on lui attribue à se multiplier spontanément, à l’intérieur même de son reliquaire, dans certaines conditions favorables. 

La tradition explique que ce phénomène est en lien direct avec la dévotion : plus la foi des pratiquants qui l’entourent est intense, plus la relique tend à se reproduire.

Depuis que ses reliques sont détenues par l’UBF, il y a eu plusieurs phénomènes de « multiplication ». 

Une première fois en 2023, lorsqu’elles furent amenées au Bhoutan pour y être exposées dans différents monastères et lieux publics. À leur retour en France, les personnes qui en avaient la charge constatèrent la présence d’une sixième relique ! Ils se souvinrent alors des paroles mystérieuses qu’un lama avait prononcées au moment de quitter le pays, mi-plaisantant, mi-sérieux : « Avec tout ce qui s’est passé ici, ne soyez pas surpris si vous repartez avec une sixième relique. »

Le même phénomène se reproduisit un an plus tard : le 18 mai 2025, lors d’une cérémonie du Vésak à Paris, une septième relique apparut de façon incontestable. Dhagpo Rinpoché, un lama guélougpa vivant près de Paris, commenta alors : « Vous, les Occidentaux, cela vous touche peut-être particulièrement ; nous, les Tibétains, sommes un peu plus habitués à ce genre de choses. »

Cet été à Montchardon, le 9 août, dernier jour de la présence des reliques au centre, Xavier Chevrier, le responsable de la sécurité qui a depuis longtemps la responsabilité des reliques, prononça un discours pour retracer leur histoire. 

Il l’ouvrit par une déclaration incroyable : « Deux minuscules rinsel sont apparues durant leur séjour au centre. Elles sont très, très petites. On ne s’attendait pas à ce qu’une nouvelle rinsel soit d’une taille pareille. Mais la taille ne réduit en rien la valeur de la chose, et pour le dire simplement : tout ce qui se trouve dans la bulle (du reliquaire dans lequel elles sont conservées), ce sont des reliques. Nous verrons comment elles évoluent. »

Cette nouvelle multiplication est très réjouissante et de bon augure, puisqu’elle se manifeste durant les célébrations des cinquante ans de Karma Migyur Ling. Cela reste néanmoins à confirmer avec le temps, cette information ayant été annoncée très rapidement.

Gros plan sur la « bulle » du reliquaire où sont conservés les reliques

Cette multiplication des reliques est un phénomène relativement courant au Tibet, comme l’explique Dagpo Rinpoché. 

Un exemple semblable s’est produit à Montchardon. Lama Teunsang avait reçu quelques rinsel de Bouddha Kashyapa, le bouddha précédent, découverts dans une statue conservée au Tibet. Il en conservait trois dans un flacon. En 1998, alors qu’il dirigeait une retraite de cent Nyoung Né, il décida de placer ce flacon sur le mandala de Tchenrézi pour la bénédiction. La retraite se déroula normalement et, à son issue, Lama Teunsang récupéra le flacon : il y en avait désormais une douzaine ! Nous en avons été témoins. Lama les plaça ensuite dans les huit stupas construits l’année suivante.

Une autre exemple peut être rapporté. Il ne s’agit pas directement de rinsel mais ce phénomène de multiplication se retrouve dans d’autres situations, notamment avec les Pilules Noires du 16° Karmapa. Elles étaient données à l’occasion de la cérémonie de la Coiffe Noire. On parlait de « pilules mères » qui avaient la capacité de se multiplier, donnaient des « pilules filles », qui elles n’avaient pas ce pouvoir de reproduction. C’était un phénomène courant et de nombreux observateurs Occidentaux l’ont constaté eux-mêmes. Lama Teunsang disposait de pilules noires très productives, dont il a fait profiter de nombreux disciples !

Merci à toutes celles et tous ceux qui ont fait de ces célébrations des 50 ans un moment aussi rare et aussi marquant pour Karma Migyur Ling.

Bien à vous dans le Dharma,

L’équipe de Montchardon

 

English Version

Dear friends,

Summer is now ending. We would like to share a review of the main event of this season: the celebrations for the fiftieth anniversary of Karma Migyur Ling.

From 1 to 5 August: teaching by Lama Sangpo

As you already know, Lodreu Rabsel Rinpoché could not come to France, because his visa did not arrive in time. We explained this in an earlier letter. So Lama Sangpo gave the teaching on the practice of aspiration prayers, and in particular on the Prayer of Excellent Conduct.

This teaching took place in the Nyoung Né temple, which was prepared to welcome the one hundred and fifty people who attended. They were happy to be in a temple made cooler by its air conditioning system. As always, Lama Sangpo felt very comfortable with this text. He was clear and skilled at teaching, and explained carefully why it is important to recite these aspiration prayers.

During this teaching, a marquee was being set up on the ground behind the main temple. It would host the fiftieth anniversary celebrations, held from 6 to 9 August, in the presence of the Buddha’s relics.

5 August: the arrival of the relics

The relics arrived in the afternoon. They were welcomed with the same solemn ceremony used for a great teacher. The procession was led by Lama Sangpo, followed by the gyalings (Tibetan oboes) played by Lama Tsultrim and Lama Teundroup, and then by the relics themselves, carried by Tsultrim Rinpoché, a friend of Lama Sangpo who lives in Sweden. An escort holding the ceremonial umbrella and the traditional banners of this kind of procession walked alongside, in the middle of an honour guard formed by a very large number of people. Each one held a kata, in honour of the Buddha’s presence.

Once inside the temple, the relics were placed beside the Karmapa’s seat. Everyone came to offer a kata, while the lamas recited prayers of homage and aspiration. This welcoming ceremony ended with the Chenrezig practice, followed by a very large number of people, in the presence of the precious relics.

Over the next four days, the relics were kept in a safe place at night. Each morning, they were brought out to the sound of the gyalings and placed on the richly decorated mandala, set up on one side of the marquee. They stayed there all day, until practices ended at around 8pm, before being taken back to a safe place for the night. A security team watched over them at all times.

The reliquary among the offerings on the altar

The Buddha’s relics in the centre, with that of the fifth Shamar Rinpoché on the left

The presence of a relic of the fifth Shamarpa

Alongside the Buddha’s relics, a second relic, also very precious, was present at the centre during these days: a tooth of the fifth Shamarpa, Könchok Yénlak (1526-1583).

Together with the Karmapas, the Shamarpas form one of the two great lineages of reincarnated masters in the Kagyu school. Könchok Yénlak, the fifth Shamarpa, was a great scholar and an accomplished meditation master, and held the Golden Rosary lineage of Mahamudra. His contemporary, the eighth Karmapa, said that the Shamarpas and the Karmapas come from the same stream of consciousness, a unique spiritual bond within the Kagyu lineage.

This relic was kept from the sixteenth century at Yangpachen monastery, the historic seat of the Shamarpas in Tibet. It was later passed on to the fourteenth Shamarpa, Mipham Chökyi Lodrö (1952-2014), who kept it for his whole life. Since his death, it has been kept for a time by his devoted attendant, Lama Jampa, who now lives in California. Lama Jampa is a close friend of Lama Sangpo; they both come from Yangpachen monastery. When Lama Jampa learned that Karma Migyur Ling was preparing to celebrate its fiftieth anniversary, he offered to lend this precious relic as a support for blessing during the event.

The celebrations from 6 to 9 August

The celebrations began on the morning of 6 August with a short speech by Lama Sangpo. In it, he recalled everything that Lama Teunsang had built in the field of spiritual practice, and what still remains for each of us to accomplish.

Then, on behalf of Karma Migyur Ling, Jean-Marc gave a long speech. He traced the history of the centre and everything that has been built here over these fifty years.

In the afternoon, we had the great pleasure of hearing a moving speech from the Gyalwa Karmapa Trinlé Thayé Dorje. He could not be present, so His Holiness had recorded a video for the occasion, which we showed under the marquee. You will find it in full below. The Karmapa speaks in English, with French subtitles, and a French transcript of this speech is also available.

You will find all the videos of these speeches, translated into French, along with their transcripts, at this link.

Tsultrim Rinpoché also gave a short speech. He explained the links between his centre in Sweden and Karma Migyur Ling, links first formed between Lama Teunsang and Lama Ngawang, the founder of the Swedish centre. Tsultrim Rinpoché is a friend of Lama Sangpo; both of them come from Yangpachen monastery, in Tibet.

Apart from these speeches, the Prayer of Excellent Conduct was recited in the presence of the relics, in French and Tibetan in turn, together with the lamas of the centre, on this day and the following three days. Anyone was free to stand up and walk around the relics placed on the altar, and many people did so. More than four hundred people took part in these practice sessions.

Each evening, after the Chenrezig practice and before the relics were taken back to a safe place, they were brought in turn to the different temples of the centre, the Nyoung Né temple, the Tara temple and the Mahakala temple, or were carried around the eight stupas and around the centre.

Tsultrim Rinpoche carrying the relics

An exceptional turnout

Between 400 and 500 Buddhist practitioners or supporters came to take part in the aspiration prayer sessions and to spend time in the presence of the relics. The practice sessions were also shown by live stream, and were followed by many people who could not come to the centre in person.

Along with these practitioners, about 500 visitors also came, on Friday 7, Saturday 8 and Sunday 9 August, most of them from the local area, who had heard about the event through the local press. Besides the chance to spend time in the presence of the relics under the marquee, they could also discover the centre and its activities: films shown throughout the day, a photo exhibition tracing the fifty years of the centre’s history, guided tours of the main temple, and meditation workshops offered all afternoon, which were very well received.

Temple visits organised to welcome visitors

We were honoured to welcome Gendün Rinchen, who came with about twenty monastics, as well as residents from Kundreul Ling. We also welcomed the Venerable Nyanadharo, from the monastery in Tournon, who holds a very special place at Montchardon: he was one of the first resident monks at the centre, in 1976, where he lived for just over a year alongside Lama Teunsang, who had just arrived. The Venerable has remained very close to Karma Migyur Ling ever since. Several sanghas from the Vietnamese pagodas of Sainte-Foy-lès-Lyon and Grenoble also came to visit us.

Gendün Rinchen with the monastics from Kundreul Ling

These days went wonderfully well. The atmosphere was the same as when a great lama visits, which is not surprising: we were in the presence of the Buddha.

None of this organisation could have happened without the dedicated help of about sixty volunteers, who truly carried the event, and of all the participants who gave their help every day to support the group effort. We thank them all very warmly.

Venerable Nyanadharo

With gratitude

We would first like to thank the UBF for agreeing to lend the Buddha’s relics, which they hold in trust.

We would especially like to thank the security team, whose dedication in protecting these relics was remarkable; some of them even took time off work to help guard them. This thanks goes to the people assigned to this task by the UBF, and also to the Kasung, the six people who usually guard the Karmapa’s security and who kindly agreed to help with security here during this event.

Finally, our thanks go to all the donors who gave money to help cover the costs of this event. The announced budget was fully covered, and there is even a surplus, which the centre will put to good use.

The volunteers and residents with the security officers, Xavier and Jean-Luc, in front of the relics

One thing about the relics stood out during this time, and deserves a closer look: their power to multiply. Here is what we know.

About the multiplication of the relics

There is one point still to explain, which may seem strange to a Western reader: the way relics can multiply. As unbelievable as this may sound, this is a well documented event among the relics of great Buddhist masters, and it is exactly what happened with the Buddha’s relics.

As a reminder, in 2009 Thai patriarchs decided to offer five relics to the Buddhist Union of France (UBF).

(For more information about the history of the relics, see this link.)

Among these relics, one, longer and glazed, is most likely a piece of a tooth. Three others, of medium size, are probably pieces of bone. The last one is what is called a rinsel, a small pearl-like bead, clear and white.

What is a rinsel?

These are small, round objects, often white but sometimes of other colours. They appear in the ashes of great masters after cremation, or they can appear on sacred objects such as statues of the Buddha or stupas. This goes back to the cremation of the Buddha himself. What makes a rinsel different from an ordinary relic is this special power: it can multiply on its own, inside its own container, under the right conditions.

Tradition says that this is directly linked to devotion: the stronger the faith of the people around it, the more likely the relic is to multiply.

Since the UBF has held these relics, this kind of « multiplication » has happened more than once.

The first time was in 2023, when the relics were taken to Bhutan to be shown at different monasteries and public places. When they came back to France, the people in charge of them found a sixth relic! They then remembered the strange words of a lama, who had told them, half joking and half serious, as they were leaving the country: « After everything that has happened here, do not be surprised if you go home with a sixth relic. »

The same thing happened again a year later. On 18 May 2025, during a Vesak ceremony in Paris, a seventh relic appeared, and there was no doubt about it. Dagpo Rinpoché, a Gelug lama living near Paris, said: « For you, in the West, this may feel especially surprising; for us, Tibetans, we are a little more used to this kind of thing. »

This summer at Montchardon, on 9 August, the last day the relics were at the centre, Xavier Chevrier, who has looked after the security of the relics for a long time, gave a speech about their history.

He opened with a surprising statement: « Two tiny rinsel appeared during their stay at the centre. They are very, very small. We did not expect a new rinsel to be so small. But size does not change the value of the thing. To put it simply: everything inside the sealed container, where they are kept, is a relic. We will see how they develop. »

This new multiplication is a very happy sign, and a good omen, since it happened during the fiftieth anniversary celebrations of Karma Migyur Ling. Still, since this news came in so quickly, it needs to be confirmed with more time.

Close-up of the reliquary’s « bubble », where the relics are kept

This kind of multiplication of relics is a fairly common event in Tibet, as Dagpo Rinpoché explains.

A similar case happened at Montchardon. Lama Teunsang had received a few rinsel of Kashyapa Buddha, the Buddha before Shakyamuni. They were found inside a statue kept in Tibet. He kept three of them in a small bottle. In 1998, while leading a retreat of one hundred Nyoung Né, he decided to place this bottle on the Chenrezig mandala, as a blessing. The retreat went as planned, and at the end, Lama Teunsang took back the bottle: there were now twelve of them! We saw this ourselves. Lama Teunsang later placed them inside the eight stupas built the following year.

Another example can be given. This is not directly about rinsel, but the same kind of multiplication has been seen in other cases, for example with the black pills of the sixteenth Karmapa. These were given out during the Black Crown ceremony. People spoke of « mother pills », which could multiply and produce « daughter pills », which did not have this power to multiply. This was a common event, and many Western observers saw it for themselves. Lama Teunsang had very productive black pills, which he shared with many students!

Thank you to everyone who made this fiftieth anniversary such a rare and special moment for Karma Migyur Ling.

With warm wishes in the Dharma,

The Montchardon team

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